Médias et droits humains
Le MPDH forme les communicateurs Premier du genre depuis l’institution en
juillet du MPDH par le gouvernement Yonli II, cette rencontre de travail et de
réflexion avec les acteurs des médias vise deux objectifs essentiels. D’une
part, elle veut un cadre d’information sur certaines violations des droits
humains du fait des médias. D’autre part, elle s’est voulu un cadre de recherche
de moyens pour la protection efficace des droits humains à travers et par les
médias. L’occasion était donc belle pour instaurer une passerelle d’échanges
avec les communicateurs en vue de créer les conditions d’une meilleure
participation des médias à l’information et à la sensibilisation des populations
sur les droits humains.
Pendant 2 jours, une cinquantaine de participants issus du MPDH, du ministère
de l’information (CSI), des médias publics et privés, ont eu droit à des
communications sur la liberté de la presse, les rapports entre la régulation,
l’auto-régulation et les droits humains ainsi que sur la responsabilité sociale
du journaliste. Les débats sur ces 3 sujets et les ateliers de réflexion ont
permis de tracer des sillons d’information et de communication en vue d’une
meilleure contribution des médias au processus de la promotion et de la
protection des droits humains. Des témoignages et exemples ont également permis
aux participants de prendre conscience de certains dérapages préjudiciables aux
droits des citoyens. L’objectif essentiel du séminaire étant selon la ministre
de la Promotion des droits humains, de « dégager un véritable consensus entre,
d’une part, les acteurs oeuvrant dans le domaine de la communication et, d’autre
part, les acteurs oeuvrant dans le domaine des droits humains ». Il ne reste
plus maintenant qu’à attendre de « voir cette collaboration se concrétiser dans
les prochains jours à travers des actions permanentes et efficaces » a souhaité
Mme Ilboudo à la fin de ses travaux.
DROITS HUMAINS
Les médias appelés à jouer un rôle pédagogique
« Quelle place et quel rôle les médias peuvent-ils jouer dans cette
construction de l’Etat de droit, particulièrement dans un contexte où 80% de la
population est analphabète ? ». Les participants du présent séminaire devraient
être à mesure de répondre à cette question. Pour Monique Ilboudo, ministre de
Promotion des droits humains, au Burkina Faso, la grande majorité des citoyens
ignore le sens et le contenu des droits qui leur sont reconnus par les textes et
ne peuvent aisément en revendiquer le respect et encore moins exiger la
réparation des préjudices subis du fait de violations de leurs droits
juridiquement protégés. Cette situation n’est pas seulement due à
l’analphabétisme, mais aussi à l’introduction d’une nouvelle vision qui fait
prendre conscience de la primauté des aspirations et du bien-être individuels,
et remet en, cause certaines pratiques antérieures, a-t-elle poursuivi. Les
médias ont un rôle pédagogique à jouer. Ils peuvent constituer un puissant moyen
d’information et d’éducation, d’où l’importance du séminaire. Organisé par le
ministère de la Promotion des droits humains, cette rencontre doit également
définir les formes et les conditions de la participation des médias à l’atteinte
des objectifs que le ministère de la Promotion des droits humains s’est fixa. Le
séminaire a été financé par l’ambassade Royale du Danemark. Il prendra fin
aujourd’hui dans la soirée.
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